Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 17:20

Je me suis dit que si Haneke recevait la palme, ce serait terrible. Une sorte de déclaration d'universelle hopelessness. En conférence de presse, il paraissait satisfait qu'une journaliste sorte un peu effrayée et perplexe de la projection la veille. Il a dit "gut". 

Michael Haneke est un couteau. De sa pointe il grave avec une précision impitoyable son ruban blanc dans tous les esprits de ceux qui se risqueront à le voir.

La palme d'or est un petit village allemand du début du XXè siècle. La génération qui portera le nazisme quelques décénnies plus tard. Haneke est bien trop réfléchi pour nous asséner une raison, voire même une liste de raisons sur le pourquoi. Ce n'est pas son propos, et ne l'a jamais été. L'intérêt sera peut-être plus dans une féroce cohérence, une puissante rigueur et une maîtrise totale. Tout se rejoint. La rigueur de Haneke est connue, le scénario est serré, le jeu des acteurs ne puise pas dans la brillante improvisation. La rigueur de la méthode rejoint la rigueur du propos. Qu'on se le dise : rigueur. Même Edouard Baer a insisté sur le travail du cinéma, en cérémonie de clôture. C'est dire. Le film est une pyramide de travail et de discipline. Il y a trop de thèmes pour qu'ils soient tous développés. Parlons du blanc. Le blanc du ruban, le blanc de la barbe de Haneke, le blanc du noir et blanc. Le noir est blanc. Le plus grand danger, dit Haneke, c'est d'ériger des principes en absolus. C'est cela les racines du mal, l'origine du terrorisme. La schwarze pädagogik mène une génération à se croire la "main droite de Dieu", en mesure de pouvoir juger et punir. 

Les relations personnelles se dessinent en questions permanentes. Toutes les relations. De niveaux sociaux, d'âge, d'origine, j'en passe. Le grand talent de Haneke est de poser des questions extrêmement précises, mais toujours suggérées : "Si un artiste donne des réponses, c'est suspect, ou bien dangereux"

Le film se monte peu à peu en un crescendo de tension latente. Qui ne vient pas d'un personnage en particulier, ou d'un acte attendu, jamais. La cohérence du film s'exprime dans une généralité globale. C'est un film d'ensemble, dira une journaliste espagnole. Encore un point de cohérence. Il n'y a pas de responsable désigné, il n'y a pas de coupable particulier, pas de lieu précis. Le baron est une classe sociale, le pasteur une institution. L'enfant, c'est un groupe. La violence ne se crée pas dans son coin, et ce n'est pas un fou furieux qui va tout casser. Le film est logique car inéluctable. 

On ne veut pas que les autres peuples se croient protégés parce que le ruban blanc parle d'un problème allemand. Ce n'est pas un problème allemand. C'est le terrorisme politique, religieux, c'est toujours un absolu dont il faut avoir peur. De quelle sorte de nazisme serait-on à même d'engendrer de nos jours ? Le ruban blanc est un archétype, et il est effrayant.

 

Le pur ruban blanc, que la fille du pasteur s'attache blondement dans les cheveux, sera un blâme public. Se sera le symbole des autres sévices, et leur exemple qu'on s'attache à suivre. Il s'agit de "punir la faute des pères sur les fils". Les règles sont partout, et à suivre, sans passion. Le pasteur (joué remarquablement par Burghart Klaussner) se tiendra à son enseignement sans sentiment lorsque son fils vient lui offrir un petit oiseau qu'il a recueilli et soigné. L'instituteur et la nourrice, naïfs amoureux, reviennent bien vite sur le sentier, elle terrifiée à l'idée d'un pique-nique au bord d'un lac. 

 

A la fin de la projection officielle, les applaudissements ne sont pas spontanés. Toute la salle est sous le choc, la morale est terrible. Il faut attendre les lumières pour assister à un crescendo et une longue ovation d'un public tout de même abasourdi. Partagé entre l'idée de ne parler à personne pendant une semaine ou bien me tuer sur le champ, je sors d'un pas de zombie quelque part dans les derniers. Je ne veux pas pleurer, je ne veux pas crier, je veux qu'on me laisse tranquille, qu'on me laisse revoir le film deux ou trois fois, et puis qu'on me laisse une éternité pour réfléchir. 

On peut aisément tomber dans un gouffre sans fin. Commencer à revoir chaque scène, à comprendre, et alors à se poser de nouvelles questions. Il faut arrêter.

 

Oui, Isabelle Huppert doit à Haneke. Non, ce n'est pas une Palme de connivence. Qu'on soit bien clair. Comment peut-on prétendre à du favoritisme devant un tel monstre, qui ne nous lâche que quelques jours plus tard, quand on a suffisamment dormi pour ne plus en être assailli ? Personne n'allait laisser Haneke tranquille depuis que le premier a remarqué qu'il était copain avec la présidente. Le disqualifier d'office est une erreur monumentale, et infiniment plus grave.

Implacable, inévitable, le Ruban Blanc est le triomphe de la rigueur sur la rigueur. Et a rendu Michael Haneke et Isabelle Huppert heureux. C'était pas donné.

Par Cinéclub SciencesPo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 17:17

Tarantino n'a pas encore d'affiche. (En a-t-il besoin ?).

On prend huit bâtards, on leur met Brad Pitt en chef indien, et on les lâche en France où un colonel allemand multiglotte remotive les troupes d'un Hitler surdrogué en traquant un décimeur de SS à coups de battes. Je me demande comment Quentin invente ses scénarios. Et même si ce n'est pas sa clé de voûte, on ne peut s'empêcher un sourire confiant. On ne s'est pas trompé de séance. 

 

Tarantino a un défaut (ou avantage, c'est selon) : il ne parle pas français. Disons-le tout de go, si Mlle Laurent s'en sort à bon compte grâce à sa désinvolture qui tend au systématique, ce n'est pas tout à fait le cas de son compère qui a méchamment tendance à puiser dans le bastion des feuilletons TF1 traduits VF. Voilà pour les Français, de toute façon on ne les comprendra pas aux Etats-Unis. Toujours ça de gagné.

Le reste des dialogues pétarade d'un brillant classiquentin, et on ne va pas s'en plaindre. La dialogogie rôdée, et bien armée avec Michael Fassbender (dernièrement Hunger), Daniel Bruhl (Goodbye Lenin), Diane Kruger, Til Schweiger, et évidemment Brad Pitt. La palme (d'interprétation masculine, d'ailleurs) revient sans conteste au génial Christoph Waltz, véritable feu d'artifice de subtile ironie multilingue. On croit Tarantino lorsqu'il dit qu'il était prêt à abandonner le projet le jour avant son audition.

 

Il y a eu un accord tacite assez répandu, selon lequel ce serait un Tarantino light. Objection. Qu'est-ce qu'un Tarantino light, de toute façon ? Ce génie du culot n'hésite pas à dire dans le film qu'il va se "faire engueuler. Mais c'est pas grave, j'ai l'habitude". Nous aussi, on a l'habitude. 

Peut-on changer l'Histoire au profit d'une histoire ? Peut-on, pour satisfaire les désirs plastiques du grrrrand Tarantino (et d'une bonne partie du public), faire son propre scénario d'une période tellement ancrée que personne ne se risque à y toucher. On passe assez rapidement sur la question de trucider des nazis à coups de battes. Encore une fois, on a l'habitude. Ce n'est peut-être pas seulement une question de plastique, finalement. On retrouve des tiroirs de sens partout, brûler un cinéma avec des films, ou bien torturer une actrice agent double. Tarantino expose peut-être une vision de la force du cinéma ; propulser des destinées, changer le cours de l'Histoire. 

 

Ce serait un film sur les langues, ou sur le langage. Le cinéma rapproche, à dessein destructeur, une Française et un jeune Allemand, et la salle de cinéma sera le théâtre d'un final international flamboyant. Métaphore de Cannes ? L'ignorance d'une langue est toujours l'annonce d'une dangereuse suite (généralement agrémentée de coups de feu). Le colonel anglais déguisé en allemand sera repéré à cause de son accent, et une famille sera presque entièrement massacrée parce qu'elle ne comprend pas l'anglais. Image à étendre si l'on veut. 

La plupart du film est en français ou en allemand (petite partition brillante d'italien). Tous les acteurs parlent dans leur langue "naturelle", mais doivent en général leur survie à la connaissance des autres. Sauf les Basterds. A ne pas faire dans le léger, ils se prennent au passage un solide jugement sur leur incompétence internationale.

 

La motivation de Tarantino, dit-il en conférence de presse, vient de l'idée de faire des films de genres. En particuliers de sous-genres. 

On comprend qu'il aime s'astreindre à un système de codes classiques pour rigoureusement les exploser en fanfare. La sauce Tarantino éclabousse à peu près tout, mais toujours dans un respect de cinéphile fou. Les films de guerre, les films de missions, ou les films de vengeance, on a toujours droit à une entrecroisade d'histoires à l'atmosphère assez différente en apparence, pour que tout le monde se retrouve joyeusement au cinéma. Les personnages et le public. Le genre Tarantino est maintenant bien établi, et n'a toujours pas fini de s'auto-citer. Ce qui peut laisser perplexe. 

 

Mr Tarantino rameute toujours autant de spectateurs. C'est maintenant lieu commun que d'être déçu par "le nouveau film" de réalisateurs écriés. On s'attendait à subluminal en sélection officielle, et ce n'est finalement qu'un autre explosif Tarantino, qui éclate à grands coups de sous-genres dégénérés la grande famille du cinéma rangé. 

C'est classe, ce n'est pas classé.

Par Cinéclub SciencesPo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 20:31
 

A la projection de Taking Woodstock d’Ang Lee, dans le fameux Théâtre des Lumières de Cannes, j’avais encore à l’esprit le crime Good Morning England. Comment Lee va-t-il s’y prendre pour nous plonger dans l’ambiance du concert le plus mythique de la musique rock et pop ? Dès le titre Ang Lee répond à cette question, Taking Woodstock sera l’histoire de la prise de Woodstock, de la genèse de ce projet fou. Ainsi, on suit le destin d’Adam, fils d’un couple de juifs aigris résidant dans la campagne de l’Etat de New York et qui projette de sauver le motel familial. Jeune homme lambda, fan de Judy Garland, Adam est contacté pour louer le terrain de ses parents afin d’accueillir un festival de musique. Lorsque les hippies débarquent, l’organisation du festival commence et l’on observe l’ampleur de la tâche par le biais d’un effet d’écran splitté. Tout le monde s’agite, les personnages locaux et extérieurs s’entremêlent et leurs différences sont exacerbées de manière comique (mention spéciale à l’actrice interprétant la mère juive). Ang Lee, par ces personnages hauts en couleurs, fait un portrait assez fidèle de la société américaine de l’époque : les hippies (pas seulement représentés comme des feignants défoncés), la troupe de théâtre de Vassar (représentant les artistes d’avant-garde avec les happenings), le village rural réac (car peu habitué à cohabiter avec des personnes différentes d’eux), le responsable de la sécurité baraqué mais transsexuel, l’organisateur homosexuel (c’est dans les années 60 que les homosexuels américains commencent à faire entendre leurs droits), l’ancien militaire déprimé (E. Hirsch), …

Du côté de la musique, les morceaux sont bien choisis et sont disséminés de manière cohérente pour accompagner les différentes ambiances du film (le Maggie McGill des Doors est tellement bon).

 

Ce film est avant tout centré sur la personne d’Adam et sur le conflit qu’il mène avec ses parents. Son chemin vers le concert l’amène à rencontrer de nouveaux personnages qui lui ouvriront les yeux sur sa propre personne. Le passage dans le van des hippies prend la forme d’un rite psychédélique initiatique, avec dans le rôle du pourvoyeur d’acide l’acteur qui jouait le prêtre dans There will be blood de PTA (quelle reconversion !). Arrivé au terme de son périple, Adam, sous acide, observe pour la première fois la foule du concert, incarnée en une vague sensorielle excluant les différences. Et c’est tout l’objet du film que de confronter les différences pour mieux faire ressortir les points communs et les possibilités d’enrichissement interpersonnel.

Agréable surprise, ce film n’est certes pas un chef d’œuvre mais a le mérite de livrer une comédie fidèle à l’atmosphère et au climat sociétal de l’époque.

 

Peace, RB.

 

 

Par Cinéclub SciencesPo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 20:30
 

Je ne suis malheureusement pas familier avec le cinéma d’Elia Suleiman, ce qui est un péché étant donné que la dvdthèque du BDA contient Intervention divine. Néanmoins, ceci ne m’a pas empêché de trouver ce film émouvant, bien réalisé, parfois drôle et surtout très métaphorique.

 

Le film commence avec un taxi perdu sous la pluie et qui ne retrouve plus son chemin, il se questionne « où suis-je, où suis-je, je ne reconnais pas cet endroit ». Tout l’objet du film sera de montrer ce malaise grandissant éprouvé par les générations successives d’une famille palestinienne originaire de Nazareth. La première histoire est celle du père de famille, jeune résistant patriote qui confectionne et trafique des armes lors de ses parties de pêche. Les thèmes principaux du conflit israélo-palestinien sont abordés habilement : la rareté de l’eau, du pétrole, les stratégies d’alliance entre les pays voisins, ... Notons l’exemple du pompiste-philosophe (l’un des personnages les plus drôles) qui veut s’immoler par le feu à plusieurs reprises pour protester contre la hausse des prix du pétrole.

 

La suite du film met en scène le fils unique de la famille qui revient à Nazareth 30 ans plus tard. Là-bas, tout a changé. Les jeunes ne sont plus si patriotes, ils veulent juste vivre, avoir le droit de profiter de la vie et de s’éclater en boîte. Au lieu d’écouter de la musique traditionnelle palestinienne, ils sifflotent des chansons de films américains (à savoir Le parrain, et Il était une fois dans l’Ouest). Tout semble avoir changé, et c’est à travers le regard incrédule du fils expatrié que l’on découvre ce changement. Il retrouve sa mère résignée, nostalgique et tente de lui rappeler son héritage culturel en mettant un disque palestinien traditionnel.

 

En ayant recours au comique et même parfois au burlesques, Suleiman montre avec brio comment un conflit s’enlise, rentre dans les mœurs et les consciences collectives, érige des barrières incompréhensibles entre les peuples (barrières ou mur que le héros tentera de franchir par un saut à la perche d’anthologie).

 

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce film qui jouent sur plusieurs registres maniant les métaphores politiques plus riches les unes que les autres, mais le temps étant une ressource rare à Cannes...


RB

Par Cinéclub SciencesPo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 02:07
 

Soudain le vide de Gaspar Noé.

Alors que le film est encore en toute fin de post-production (pas de générique), l’unique séance de 14h30 est très convoitée. La moitié des places étant réservée pour la presse, les élus seront peu nombreux. Miraculeusement, l’invitation pour le film de Noé fut la plus facile à avoir. C’est d’ailleurs en 2ème position que je pénètre dans le Théâtre des Lumières, une heure avant la séance et idéalement placé. Bien calé pour regarder la montée des marches, j’assiste à une séance particulièrement comique. Un jeune homme demande une photo à Jan Kounen, présent sur le tapis rouge, … puis 2 … puis 3. Toujours insatisfait, il s’adresse à Thierry Frémaux pour les prendre en photo. Ce dernier refusa.

La séance va commencer tout le monde est prêt à vivre l’expérience Soudain le vide, à l’exception de deux des acteurs du film (âgés d’une dizaine d’années) et cela pour des raisons évidentes. En effet, si la violence est moins cru que dans Irréversible, l’atmosphère de SLV est toute aussi glauque et dérangeante. Le film raconte l’histoire d’Oscar et sa sœur Linda, orphelins à la suite d’un accident de voiture, vivant dans un Tokyo glauque et psychédélique. Oscar est depuis peu devenu un junkie. La première scène de défonce plante le décor : ce film sera psychédélique et hallucinatoire. S’en suit un plan séquence fou où le spectateur assiste à la mort progressive d’Oscar. Le reste du film, sans faire un résumé complet, cherche à décrire l’expérience du passage entre la vie et la mort. L’âme d’Oscar flotte dans les rues de Tokyo alors qu’il revit des scènes marquantes de son passé et voit sa sœur vulnérable sombrée dans les péché tokyoïtes.

A la fois inspiré par Lynch dans la mise en scène, notamment pour les passages dans les « trous » (que l’on retrouve chez Lynch déjà dans Eraserhead puis Elephant Man ou Mulholland Drive), mais aussi par son maître Kubrick (souvenons nous du trip métaphysique de 2001 : L’odyssée de l’espace), Noé reste fondamentalement fidèle à ses recherches et travaux précédents. Au niveau de la mise en scène, les tourbillons, la caméra qui virevolte, les effets stroboscopiques sont caractéristiques du Noé d’Irréversible. Mais également au niveau de la narration, Noé se plaît à insérer des références à ses films antérieurs. Ainsi, le thème incestueux de l’amour impossible frère-sœur rappelle celui du boucher et de sa fille dans Seul contre tous. Dans SLV, Linda fait un test de grossesse filmé de la même façon que celui de Alex dans Irréversible. Même une des danses de Linda dans le club de stiptease rappelle le documentaire de Noé où il filme Eva Herzigova. Thèmes récurrents, mise en scène audacieuse et caméra virevoltante, Noé fait dans le cyclique. Tout se répond, et tout recommence comme d’ailleurs dans ce film (cf la fin du film).

Profondément déroutant, ce film est desservi par sa longueur et les répétitions qu’elle entraîne. Néanmoins, comme le fit Kubrick (toujours lui) pour 2001, Noé sera peut être amené à supprimer des scènes. Pour ce qui est du reste, ceux qui n’ont pas aimé Irréversible auront du mal. D’ailleurs, au fur et à mesure de la projection, les spectateurs sortaient un par un. Au-delà du trip hallucinatoire, ce que je retiens de ce film c’est qu’il m’a fait vivre une expérience cinématographique unique. Le flottement d’Oscar devient le notre quand on se laisse guider par la caméra de Noé qui nous fait revivre les évènements marquants de la vie de son héros (l’accident de voiture est horrible de réalisme et il est revécu 3 fois, avec à chaque fois le même effroi). Là où certains s’arrêteront au discours narratif de surface, peut être faut-il essayer d’aller plus loin et s’interroger sur cet errance entre la vie et la mort : je ne suis même pas sur qu’elle soit réelle, je verrais peut être un gros trip continuel d’Oscar durant les 2h45 du film. En effet, l’hôtel où termine les personnages du film est le même que celui d’une des maquettes psychédéliques d’un des amis d’Oscar … (à revoir donc).

Si ce sont des sifflets qui ont tout d’abord accompagné la fin de la projection, ils furent effacés par une salve d’applaudissements nourris pendant près de 5 minutes. Après près de 2H40 de film, la sortie fut difficile, SLV est un de ces films qui vous assèchent sans répits. C’est à voir, faîtes vous votre opinion et soyez ouverts devant cette expérience de cinéma unique.


RB

Par Cinéclub SciencesPo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pages

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus